Rien de rutilant dans ma rétine, juste des jours juxtaposés, proposés pour dépoussiérer ma perception fâchée. Je dérape et m'éffrite rêvant de balaffres fertiles. Les sourires m'iritent car trop faciles, serviles et fragiles. Je fronce les sourcils seul dans mon lit et me plie aux commodités qui feront de moi le traître du berger.
J'anéantirais ces sbires de la réalité, bien décidé à laisser parler mon ire. L'acolyte alcoolique qui rapplique dès que mon âme la convoque se tiendra prête à décapiter sans équivoque chaque ennemi choisi. Les projectiles nous assailleront et les hermaphrodites ailés s'incrusteront. Alors, le sternum plein d'hélium, nous crirons en coeur "Take us to your leader".
25 nov. 2009
14 oct. 2009
After L - Soklak
J'essaye de gérer, de faire avec, je m'insurge rarement, je préfère rire, genre clown alcoolique au maquillage dégoulinant. Je laisse la poussière se déposer sur les promesses qu'on me fait, et puis j'éternue, mes yeux s'irritent, finalement je défenestre mes illusions. J'ai cru en ce qu'on me disait, en presque tout, et par excès de déception je réceptionne désormais chaque affirmation à coup de tournevis dans les cuisses. Dans mon crâne la rumeur selon laquelle l'amour est bien vivant a cessé de courir. Je soupire, stérilise le cutter et tente de faire de cette cicatrice une oeuvre d'art. Tout était bien, sauf le dernier jour.
10 oct. 2009
9 oct. 2009
Connasse - La Caution
Elle kiffe Chrystal Castle, Bob Marley, Tryo, TTC et les soirées rosé/bolas dans un parc en proche-banlieue. Elle s'habille en camaïeux chinés dans l'marais et traîne ses doc martens partout où un bout de shit l'attend. Elle danse en fixant le sol et fais voler ses dreads en dehors du tempo. Elle a un prénom banal qu'elle transcende avec un surnom qui finit en -ette ou en -ou. Elle n'assume pas ses parents qui cherchent des réponses sur les murs de sa chambre. Elle s'insurge contre les cours d'histoire parce que son mec qui fait de la guitare et chante un monde plus mieux dans les bois pense que tout ça c'est de la merde. Elle est officiellement conne. Dans 3 ans elle enchaînera les stages derrière Mac, regrettera son tatouage mais gardera une dread, par millitantisme pour les droits de l'homme.
7 oct. 2009
La chanson du mort-vivant - Casey vs. Zone Libre
Ceux qui décrassent leurs esgourdes pour m'écouter geindre ne méritent qu'une feinte du regard. J'en ai rien à foutre de me vider l'âme, laissez moi me muscler les nerfs. Je porte tout en moi, ça pèse et ça pue, je m'y ferais, comme tout le monde, j'imagine. Ce blog est un simulacre, une embrouille, un tableau à code barre où je peints des sosies campagnards de mes sentiments. Une seule chose pourrait dissiper mon brouillard, mais elle s'y enfonce de plus en plus. Je m'étais pourtant tatoué le bonheur dans le crane, histoire d'être sûr. L'encre étais moisie, voilà pourquoi je pleures des larmes aux couleurs de vos âmes. Je n'ai pas envie de me confier, encore moins d'être compris. Ici, je ne fais qu'exploiter mes peines pour créer et épater... rien de bien glorieux donc. Mes sources d'inspirations se comptent sur les doigts manquants de Django : J'ai ma muse attitrée qui pourrait tout stopper en souriant à mes ambitions, et la musique, pour m'enfoncer.
6 oct. 2009
Summertime - Janis Joplin
J'ai jamais appris la guitare alors je gratte mes croûtes, ça fait de la musique, y'a même des mots qui me viennent, mais vraiment pas de quoi faire un tube. La brute en moi titube, finalement se désarticule pendant que le hippie gesticule. Mon crane est un sacré merdier. Je trouve finalement de l'inspiration dans un solo de Santana et je me demande si il a eu du Mercurocrome avant ou après avoir eu une guitare. Ces soirées en solitaire me font un peu perdre la tête, je ris d'un rien et mes entrailles me picotent à chaque contrariété. Je fume quelques clopes et cherche un sens dans la fumée, marabou au teint pâle, druide à l'époque de la Wii.
C'est un peu comme se gaver d'acides sur la face sombre de la lune.
(article élu le plus inutile et ridicule de ce blog)
C'est un peu comme se gaver d'acides sur la face sombre de la lune.
(article élu le plus inutile et ridicule de ce blog)
La rouille - Maxime Leforestier
Il a de l'ADN nucléaire, une lueur dans son oeil solitaire. Il lace ses sandales, aiguise ses flèches trop souvent profanées, dépoussière son carquois et caracole en tête du commercial. Salive spoliée par porcs sur-salés sans cesse remplacés aux banquets. Il ne parle que de son oeuvre, de son chef d'oeuvre, à ses collègues et se vante d'avoir éveillé des primates aux poils encrassés. Il aime sa condition et méprise les métamorphoses de ses semblables, bien que sa création en soit la raison. Il tripote une blonde en armure, lèche ses seins tartinés de graisse animale. Il bave et se tripote, il est amateur de romances sur pellicules ou criées sur scène. Il est forcé de l'admettre, l'élève a dépassé le maître. La guerrière se cambre et l'archer s'y colle. Il prend son temps, imagine se répandre dans les porte-plumes de Shakespeare, Corneille et Frank Mickaël. Son oeil sursaute, sa bouche s'entrouvre. Cupidon bave, tenu extasié devant son chef d'oeuvre. Il bave, le sel tombe sur son invention, une brise se lève et l'Amour est touché. L'Amour se rouille.
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